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college_de_france.jpg 03 Décembre 2014

Une amie à bord de la Station Spatiale

Samantha Cristoforetti, l'astronaute européenne qui a rejoint la Station Spatiale Internationale (ISS) le 24 novembre, vous invite à faire partie de ses amis sur le Net.
Outre ses comptes Twitter (@Astrosamantha) et Facebook (Samantha Cristoforetti), l'italienne a aussi inauguré un nouveau réseau virtuel Friends in Space.

MASCOT_landed_2.jpg 28 Novembre 2014

Mascot s'élance dans les traces de Philae

La sonde Hayagabusa 2 doit être lancée dans quelques jours depuis le Japon. Elle emporte à son bord Mascot, le petit frère de Philae, le robot qui s'est posé sur une comète le 12 novembre. Mascot, lui, doit atterrir sur un astéroïde. Petit jeu des ressemblances et des différences entre ces 2 missions.

L'Homme dans tous ses états

Vision troublée, os dégradés, circulation sanguine perturbée...En impesanteur, le corps  humain subit d'étonnantes modifications...

Les spationautes russes Sergeï Volkov et Oleg Kononeko à bord de la station spatiale en mai 2008 © NASA

Les spationautes russes Sergeï Volkov et Oleg Kononeko à bord de la station spatiale en mai 2008 © NASA

Le faciès lunaire

N’avez-vous jamais remarqué quelque chose d’étrange sur le visage des astronautes dans l’espace ?

Il n’est pas ovale mais rond...

Or, ce n’est pas l’objectif de la caméra qui fait miroir déformant mais bien l’impesanteur qui perturbe… la circulation du sang.

En fait, le visage est gonflé de sang, ce qui donne l’aspect d’un "faciès lunaire".

Explications : sur Terre, la pesanteur due à l’attraction de notre planète ramène le sang vers les pieds mais, dans l’espace, la pesanteur n’agit plus.

 

Par conséquent, le sang se répartit différemment dans le corps, et notamment, un tiers de nos cinq litres de sang se déplace des membres inférieurs vers le thorax et la tête.

Résultat : des jambes amincies et une tête gonflée.



L'astronaute Jean-Pierre Haigneré lors de l'entraînement mission Pégase © CNES, C. Bardou

L'astronaute Jean-Pierre Haigneré lors de l'entraînement mission Pégase © CNES, C. Bardou

Le coeur paresseux

En plus d’avoir une tête de grenouille, les astronautes se retrouvent avec un cœur paresseux.

En effet, sur Terre, le cœur "remonte" les litres de sang qui, sans lui, s’accumuleraient dans les jambes sous l’effet de la pesanteur.

Dans l’espace, la pompe à sang perd de sa tonicité puisqu’une bonne partie du volume sanguin est déjà dans les membres supérieurs !

Pour la forcer à travailler, les astronautes utilisent un caisson de décompression, une sorte de pantalon qui attire le sang vers les jambes.

Ainsi, au moment du retour sur Terre, le cœur des astronautes est prêt à affronter la pesanteur et à remonter le sang vers la tête afin d’éviter de tomber… dans les pommes !



Au programme, 2 heures d'exercices physiques par jour ! Les mauvais élèves devront redoubler d'efforts une fois sur Terre s'ils ne veulent pas s'effondrer comme de mous spaghettis - © NASA

Au programme, 2 heures d'exercices physiques par jour ! Les mauvais élèves devront redoubler d'efforts une fois sur Terre s'ils ne veulent pas s'effondrer comme de mous spaghettis - © NASA

Les os comme du gruyère

Les os aussi "en prennent plein la figure". Ils deviennent comme du gruyère !

En moyenne, un homme perd 20 % de sa masse osseuse tout au long de sa vie, alors qu’un astronaute perd la même masse en seulement six mois de vol

L’os est un tissu vivant qui "pousse" et se détruit en même temps. Mais il ne se construit que lorsqu’il doit "supporter" des contraintes comme le poids d’un corps.

En impesanteur, tout se passe comme si le poids n’existait plus.

Les os ne sont donc pas sollicités et ne poussent plus alors qu’ils continuent à se détruire.

 

De retour sur Terre, les astronautes sont comme des "hommes de verre" se fracturant les os au moindre choc.

Pour limiter ces risques, ils doivent s’astreindre à des exercices physiques quotidiens.



Claudie Haigneré sur le tabouret tournant - © CNES, C. Bardou

Claudie Haigneré sur le tabouret tournant - © CNES, C. Bardou

Sens dessus dessous

Vous avez sûrement déjà ressenti le mal des transports, dans une voiture, un car ou un avion…

Hé bien dans l’espace, c’est la même chose. Cette sensation correspond à une perturbation de notre "sens" de l’équilibre.

Au bord d’un précipice, sur une poutre ou un ballon, nous disposons de trois informateurs pour savoir comment se positionner : les capteurs visuels (yeux), les capteurs sensoriels (peau des pieds, muscles des jambes,…) et les capteurs de l’oreille interne.

Mais dans l’espace, les deux derniers capteurs sont altérés.

Il y a donc contradiction entre les informations provenant des yeux, qui voient correctement, et les informations des pieds ou de l’oreille interne, dont les capteurs sont altérés.

Le cerveau qui reçoit toutes ces informations incohérentes ne sait plus où donner de la tête : c’est le mal de l’espace garanti. Heureusement, les astronautes arrivent à s’adapter au bout de quelques jours. Mais il leur faudra aussi se réadapter à la pesanteur une fois sur Terre !

 


In situ : la centrifugeuse humaine - JDE septembre 2010
envoyé par CNES. - Les derniers test hi-tech en vidéo.



L'astronaute Franck de Winne teste l'expérience BISE (perception du haut et du bas en impesanteur) à bord de l'ISS © ESA

L'astronaute Franck de Winne teste l'expérience BISE (perception du haut et du bas en impesanteur) à bord de l'ISS © ESA

La science sur tous les fronts

Pour comprendre tous ces changements physiologiques, de multiples expériences sont faites sur les astronautes, avant, pendant et après leur vol spatial.

L’objectif ? Mieux comprendre le corps humain mais aussi, améliorer la médecine spatiale et les outils de la médecine terrestre

Les études menées pour les missions spatiales ont par exemple permis d’améliorer des instruments de la médecine quotidienne : l'échographie Doppler, le scanner de mesure de densité osseuse, les capteurs ultrasons...

Elles ont aussi permis d’expliquer plus précisément pourquoi certaines personnes âgées avaient des pertes d’équilibre et chutaient. 

Quant à la médecine spatiale, de nets progrès ont permis d’améliorer les conditions de vie dans l’espace et de retour sur Terre. Au point que le tourisme spatial existe déjà !

 

<h2>Astronautes et impesanteur</h2> <p><p>Qu'est-ce que l'impesanteur et comment les astronautes s'y préparent-ils ? Toutes les explications depuis la piscine jusqu'au vol parabolique d'un avion pas comme les autres, dans ce numéro de la série <i>Kezako ? </i>présenté par Nina Beaugeois.</p> <p> </p> <p>Réalisation : Maxime Beaugeois, Damien Deltombe et Daniel Hennequin</p> <p> </p> <p>Production : Unisciel, Université Lille 1, 2011</p></p>



Suite...

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