La télé-épidémiologie, les maladies vues du ciel
La télé-épidémiologie est l'étude des relations climat-environnement-santé assistée par l’imagerie satellite. Elle fourmille de projets, notamment en Afrique de l’Ouest.
Herschel, un télescope révèle l'univers invisible
Le télescope Herschel ouvre une nouvelle fenêtre d'observation sur l'univers. Il s’attaque aux mystères de la naissance des étoiles et de l’évolution de la vie des galaxies.
Un océan d'avance
Désormais on peut prédire les températures, vitesse et direction des courants ! Alors, quel océan pour demain ?
Des projets spatiaux pour l'ENSMA
Les étudiants de cette Ecole située près de Poitiers ont fait la démonstration de leur talents et ingéniosité en présentant au grand public leurs projets spatiaux. Leur fusée expérimentale sera lancée fin août à Biscarrosse, lors du C'Space 2012.
Embarquez vos expériences à bord de l'A300-0G
Les candidatures pour la campagne de vols paraboliques qui se déroulera à l'automne 2013 sont ouvertes. Les clubs et étudiants du supérieur désirant participer sont invités à télécharger le document de candidature et le renvoyer au CNES avant le 31 octobre 2012.
L'Inde se dote d'un satellite radar
Nouveau succès pour le spatial indien avec le lancement la nuit dernière depuis la base de Sriharikota de RISAT-1, le premier satellite d'observation radar conçu et fabriqué en Inde. Il servira notamment à l'agriculture et la gestion des catastrophes naturelles.Des animaux suivis à la trace
Arborer une balise Argos, c'est désormais une tendance planétaire ! Plus de 6000 animaux ont adopté cet accessoire à Cayenne (Guyane), Bamako (Mali), Kerguelen (océan austral)....
En 2009, près de 40 % des animaux suivis par Argos sont terrestres, 40 % sont des oiseaux et 20 % sont des animaux marins. Ici, un élan - © U.S. Fish and Wildlife Service
Balise Argos, l'accessoire à la mode
La balise Argos, voilà un accessoire loin d'être futile : elle permet aux biologistes de suivre en temps quasi-réel le déplacement des animaux.
Combien de kilomètres font-ils par jour ? Quelle direction prennent-ils ? S'arrêtent-ils pendant leurs migrations ?
Tous les animaux, ou presque, peuvent porter une balise Argos.
Mais la mode a pris surtout chez les animaux à plumes qu'il est pratiquement impossible de suivre autrement.
Bien sûr, les animaux terrestres ne sont pas en reste : Argos permet de suivre les tigres sans les poursuivre dans les forêts tropicales, de pister les chameaux dans le sable du Sahara ou les lynx dans la neige nord-canadienne !
Les poissons et les mammifères marins sont aussi concernés.
Des cigognes conseillères en conservation
Les cigognes ont été parmi les premières espèces à porter des balises Argos.
La raison n’est pas leurs longues pattes menues de mannequin, mais au contraire le poids conséquent de ces animaux : 3,5 kg en moyenne.
Les balises des années quatre-vingts n'étant pas encore miniaturisées, il fallait des animaux costauds pour les supporter !
Grâce aux balises, on a découvert les nombreux obstacles tendus sur la route migratoire des cigognes : lignes à moyenne tension sur lesquelles les cigognes s’électrocutaient, châteaux d'eau dans lesquels elles se noyaient, etc. Depuis, des mesures ont pu être prises pour remédier à ces problèmes.
Des virus surveillés du coin de la plume !
En 2006, quand la grippe aviaire a quitté l'Asie pour gagner l'Europe et l'Afrique, les oiseaux sauvages ont été montrés du doigt.
À tort ou à raison ?
Faute de données sur la vitesse de croisière ou le plan de vol des migrateurs, impossible d’avancer une réponse.
On a donc équipé plus de 50 canards en Afrique.
Ce n’était pas suffisant pour répondre à la question posée, mais pour la première fois on a pu visualiser le chemin rectiligne emprunté par ces animaux pour traverser le Sahara et la Méditerranée.
Et pour la première fois, on a identifié les zones humides où ils rencontrent d'autres espèces et peuvent… s'échanger les virus !
Défilés de thons pour une meilleure gestion
Pour suivre les poissons, rien de mieux qu’une balise Argos pop'up.
Elle est programmée pour s'auto-larguer et remonter à la surface après avoir passé sur le dos de l’animal un temps défini par les chercheurs.
Elle envoie alors aux satellites toutes les informations enregistrées pendant son séjour dans l'eau (température, intensité lumineuse, pression...).
Dès lors, on peut : un, calculer les positions journalières de l’animal ; deux, rectifier au mieux la gestion de la pêche.
Par exemple, on s'est rendu compte que les populations de thons rouges de Méditerranée et d'Atlantique Nord se mélangeaient de manière plus importante qu’on ne le pensait.
Cette conclusion remet en cause la politique de pêche concernant cette espèce menacée.
Défilé d'animaux branchés
Mystérieuses et déroutantes anguilles européennes. Elles passent leur nuit de noces dans la mer des Sargasses, aux portes des Caraïbes. À plus de 6 000 km des rivières où elles ont vécu. On ne connait pas grand chose de leur migration transocéanique. Aussi 76 anguilles françaises et irlandaises ont été équipées de balises Argos pop'up. On a ainsi appris que ces poissons nageaient en moyenne 40 km par jour à 600 m de profondeur et remontaient à la surface la nuit. Pourquoi ? Un mystère de plus à lever ! © J.C Schou / Biopix
Approfondir :
Lire l'article "Argos et les oiseaux du bout du monde" sur le site du CNES
Voir les vidéos "Les animaux d'Argos" sur le site du CNES













