Explorez Mars !
L'exposition événement de la Cité de l'espace à Toulouse, réalisée en collaboration avec le CNES
Espace, c'est classe
Des ingénieurs du CNES se déplacent dans les Etablissements du primaire et du secondaire de l'académie de Toulouse pour parler d'espace et de leurs métiers.
Des lycéens embarquent leurs expériences à bord de l'A300-0G
Du 24 au 28 mars, 3 équipes de lycéens retenues par le CNES embarqueront leur expérience à bord de l'A300-0G pour un voyage en impesanteur.
Rocketry Challenge : victoire française
Lors de la finale internationale de ce concours de minifusées organisé à Farnborough en Angleterre les 12 et 13 juillet derniers, l’équipe française s’est distinguée en remportant l’épreuve finale devant les américains et les anglais !
Une tortue tahitienne sous l'oeil du satellite
Costa Luna a été relâchée en mer au large de Tahiti le 11 mai dernier en présence de C. Duke, 10è astronaute à avoir foulé le sol lunaire. Cette tortue, trouvée agonisante sur une plage en 2006 a été soignée sur place par l'association Te Mana. Aujourd'hui équipée d'une balise Argos, son trajet est visible sur nos pages.
Des éléphants de mer qui en disent long
Au pôle Sud, les éléphants de mer sont une vraie mine d’informations. Armés de balises Argos, ils envoient des salves d'informations qui font les choux gras des chercheurs en biologie et en océanographie.
Se ravitailler à 2000 km de distance
Imaginez-vous obligé de parcourir 2 000 km pour faire vos courses et 2 000 km pour revenir à la maison… Moyennement motivé, non ?
Ça ne fait pas peur aux éléphants de mer qui, eux, font le trajet une à deux fois par an.
Depuis les îles françaises de Kerguelen, perdues dans les eaux glaciales de l'océan austral, les animaux mettent le cap début mars sur leur frigo géant : l'Antarctique.
Le voyage dure un mois, avec en moyenne 60 plongées par jour, à 500 m de profondeur.
Sous cette épaisseur d’eau, ils ont plus de chance de croiser des bancs de poissons et de calmars pour se nourrir.
Arrivés à la frontière de la banquise, les éléphants de mer restent plusieurs mois à refaire leur stock de graisse.
Un moyen mémotechnique pour situer l'Antarctique par rapport à l'Arctique ? Le mot Antarctique est plus long, "plus lourd" que le mot Arctique : il "tombe" donc...l'Antarctique est au sud !
Les balises argos sont collées sur les poils de la tête des éléphants de mer. C'est la seule partie de leur corps qui sort de l'eau lorsqu'ils respirent à la surface - © CEBC/CNRS/SEaOS
Suivre les animaux, les doigts de pied en éventail
Si l’on connaît désormais le parcours des éléphants de mer, c’est grâce à… Argos bien sûr.
Et pour des biologistes comme Christophe Guinet, spécialiste du mastodonte, quel bonheur de suivre les plongées de ses protégés tout en restant confortablement assis dans son bureau du Poitou… Merci la technologie !
Sur son ordinateur, le déplacement d'une vingtaine d'individus apparaît en temps quasi-instantané.
Auparavant, il aura tout de même fallu que Christophe aille sur les terres gelées de Kerguelen pour équiper chaque animal d'une balise.
Si la technique est maintenant bien rodée pour les femelles de 400 kg, elle l’est moins pour les mâles de plus de deux tonnes !
Equiper un éléphant de mer, toute une technique !
"Parfois la balise se perd. Mais dans 30 % des cas, nous la récupérons un an après la pose, au cours de l'été. Avec le renouvellement du pelage, la balise qui est fixée sur les poils tombe toute seule. Pour la retrouver au sol ou dans la boue, nous sommes guidés par son signal Argos, ou par son émetteur en fréquences radio qui peut être entendu dans un rayon de quelques centaines de mètres. La pile changée, la balise peut à nouveau servir." © CNRS-CEBC / SEaOS
Radio éléphant de mer
Si les biologistes essaient de mieux comprendre les animaux, les océanographes cherchent à connaître les secrets de l’océan : température, salinité et tout ce qui peut en découler.
À partir de ces données, ils établissent des modèles des courants marins et prévoient leur évolution.
En deux ans, les éléphants de mer ont fourni aux océanographes cent fois plus de profils de températures sur l'océan austral que ne l’avaient fait les méthodes classiques. Pas facile, en effet, pour un bateau océanographique d'aller naviguer près de la banquise antarctique, un milieu hostile pour l’homme et ses instruments.
Les mammifères marins au contraire s’y trouvent comme des "poissons" dans l’eau.
Image d'attente de la vidéo :
Grâce aux éléphants de mer, les océanographes ont obtenu les premières données sur les conditions nécessaires à la formation de la banquise - © CNES/Le Journal de l'espace (mars 2009)
Plus de 20 000 profils de température et salinité ont été collectés par 85 éléphants de mer autour du continent antarctique entre 2004 et 2006 © CEBC/CNRS/SEaOS
Des bêtes bien au courant
Quelle sera la température de la Manche la semaine prochaine ?
Quelle route maritime prendre pour économiser le plus de carburant ? Vous n'avez qu'à poser ces questions aux éléphants de mer ! Enfin presque...
D’ici 2012, des modèles numériques en 3D répondront gratuitement à ce genre de questions, en s’appuyant sur les données satellitaires provenant des animaux.
Mais pas seulement : ils se baseront aussi sur la température et la hauteur de la surface des océans, mesurées directement par des satellites tels que Jason (satellite franco-américain) ou Envisat (satellite européen), ou par des bouées dérivantes, sondes plongeantes...
Le tout pour répondre à la question : "Quel océan fera-t-il demain ? " .
En savoir plus :
- Lire l'article sur le site du CNES "Comprendre l'océan austral avec les éléphants de mer"
- Voir le site web de l'exposition "Un jour aux pôles", sur le site Espace des Sciences"
- L'éléphant de mer sur le site du CEBC/CNRS, laboratoire auquel appartient Christophe Guinet













