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Mission - OSL.jpg 21 Mai 2013

Cap sur le 7ième continent

Le CNES est partenaire de l'expédition "7e continent", dont le départ est imminent.  Direction : les " îles plastiques", une vaste étendue d'eau au cœur du Pacifique Nord, grande comme six fois la France, saturée de déchets plastiques.

PLANCK_XMM_superclusterp.jpg 18 Mars 2013

Résultats cosmologiques de Planck

Les premières images du rayonnement de fond cosmologique couvrant l’ensemble du ciel seront présentées lors d’une conférence de presse au siège de l'ESA le 21 mars prochain. Deux séances d'information sont accessibles sur Internet en streaming.

Picard, le soleil et nous

Depuis 4,5 milliards d’années, le Soleil nous fournit sa lumière. Il n’empêche, c’est un astre variable qui a parfois ses sautes d’humeur : il n’est pas toujours aussi rayonnant. Une variabilité que l’on m’a chargée d’étudier. Moi, la mission Picard…

Portrait de l'astronome Jean Picard

Portrait de l'astronome Jean Picard

Qui suis-je ?

Picard : Je suis une mission spatiale née en 1998.

Mon nom vient de Jean Picard, le premier astronome français à mesurer le diamètre du Soleil, il y a 400 ans.

Mon objectif est le même sauf que moi, j’obtiendrai de meilleures mesures grâce au lancement de mon satellite dans l’espace.

Pour cela, il a fallu qu’un laboratoire français, le LATMOS, définisse précisément mon plan de travail ; que nos voisins belges et suisses développent des instruments adaptés à mes objectifs ; que des ingénieurs et techniciens du CNES conçoivent le satellite puis assemblent tous les équipements et instruments.

Ça y est, tout est enfin bouclé ! Le lancement, prévu au printemps 2010, est programmé pour le 15 juin.



À l’échelle du millier d’années, notre climat dépend pour l’essentiel de trois paramètres : les gaz à effet de serre, les poussières qui absorbent la lumière du Soleil, et bien sûr… le rayonnement solaire  © CNRS/Sagascience

À l’échelle du millier d’années, notre climat dépend pour l’essentiel de trois paramètres : les gaz à effet de serre, les poussières qui absorbent la lumière du Soleil, et bien sûr… le rayonnement solaire © CNRS/Sagascience

Mes objectifs ?

Vous l’avez compris : je m’intéresse au diamètre de notre étoile. Ou plus exactement à ses variations.

Car oui, le diamètre du Soleil varie et on ne sait pas exactement pourquoi…

En tous cas, ces variations semblent liées aux modifications d’activité du Soleil, autrement dit, à sa puissance.

Par conséquent, les variations du diamètre pourraient bien avoir un impact sur notre climat terrestre !

En suivant précisément ces variations, les scientifiques pourront en savoir plus sur le fonctionnement de notre étoile et à terme, ils pourront peaufiner les modèles climatiques qui prévoient l’évolution du climat terrestre.



En retombant dans l’atmosphère terrestre, le satellite de la mission PICARD va se consumer telle une étoile filante (ici, la comète Hale Bopp, en 1997). Mais cela ne devrait pas se produire avant 2060… © CNRS Photothèque/Jean Mouette

En retombant dans l’atmosphère terrestre, le satellite de la mission PICARD va se consumer telle une étoile filante (ici, la comète Hale Bopp, en 1997). Mais cela ne devrait pas se produire avant 2060… © CNRS Photothèque/Jean Mouette

Trois ans de service, au minimum !

Une fois dans l’espace, mon satellite va tourner autour de la Terre tout en restant pointé sur le Soleil pendant au moins trois ans.

Tous les jours, il transmettra les données recueillies par ses instruments à l’une des cinq stations de réception terrestres. Les données seront alors expédiées au CNES à Toulouse, puis retransmises vers un centre de traitement situé en Belgique, avant d’aboutir chez les chercheurs de l’équipe Picard, en France mais également en Belgique, en Suisse, aux États-Unis,...

Une fois la mission terminée, mon satellite rentrera progressivement dans l’atmosphère, où il sera détruit par le frottement de l’air. Ça fera, je l’espère, une belle étoile filante !



Bien qu’embarquant plusieurs instruments, le satellite de la mission Picard est de la catégorie "micro" : il ne pèse pas plus de 143 kg ! © CNES/D. Ducros

Bien qu’embarquant plusieurs instruments, le satellite de la mission Picard est de la catégorie "micro" : il ne pèse pas plus de 143 kg ! © CNES/D. Ducros

Un équipement du tonnerre

Mesurer le diamètre du Soleil n’est pas une mince affaire : il s’agit en effet d’une boule de gaz aux frontières incertaines.

Mais je devrais y parvenir grâce à SODISM, l’instrument conçu par l’équipe du LATMOS.

Avec son télescope, son système de filtres et sa caméra numérique, il captera régulièrement des images de notre astre.

SOVAP, l’instrument développé par les Belges, fournira une mesure de l’énergie dégagée par le Soleil grâce à son radiomètre (glossaire).

PREMOS, l’instrument suisse, fera également cette mesure : deux valent mieux qu’une ! Mais il donnera aussi l’énergie délivrée par chaque type de rayons solaires.



Url externe de la vidéo : http://www.cnes-multimedia.fr/video/flash/JDE2009/juin2010/mise-en-orbite-picard.flv
Image d'attente de la vidéo :

Le 15 juin prochain le CNES mettra en orbite le satellite Picard. Sa mission : étudier la structure interne de notre étoile et ses sautes d'humeurs, car le Soleil ne brille pas toujours avec la même intensité... (Extrait du Journal de l'Espace - Juin 2010). Crédits : CNES.

En savoir plus :

  • "Soleil, mythes et réalités", une exposition en ligne sur le site de la Cité des Sciences

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