Herschel, un télescope révèle l'univers invisible
Le télescope Herschel ouvre une nouvelle fenêtre d'observation sur l'univers. Il s’attaque aux mystères de la naissance des étoiles et de l’évolution de la vie des galaxies.
Un océan d'avance
Désormais on peut prédire les températures, vitesse et direction des courants ! Alors, quel océan pour demain ?
Les rumeurs de l'espace
Les rumeurs… Elles font feu de tout bois, et le domaine du spatial ne déroge pas à la règle.
Des sautes d'humeur sous surveillance
Périodiquement, l’activité de notre astre s’emballe ou ralentit. Il y a des tas de manière de le constater : avec ses vibrations, ses taches, ses jets de matière, voire avec le fameux diamètre que Picard va mesurer…
Les vibrations du Soleil forment des vagues, figées ici dans une image instantanée avec leurs creux (rouge) et leurs bosses (bleu) © GONG/NAOA/NASA
Le soleil vibre
En bouillonnant dans la zone convective, le plasma engendre des vibrations qui font trembler le Soleil tout entier.
Toutes ne se propagent pas de la même façon.
Pour le moment, on connaît assez bien celles qui rebondissent sous la surface, dans la région la plus superficielle de la zone convective.
Picard, lui, s’intéressera à toutes ces vibrations en observant les variations du rayonnement solaire et du diamètre solaire.
Cela permettra de décrire plus finement ce qui se passe dans la zone convective, par exemple, les vitesses de remontée ou de plongée du plasma. Et donc de mieux comprendre pourquoi notre astre ne rayonne pas toujours de la même manière.
Au démarrage d’un nouveau cycle solaire, le Soleil se couvre peu à peu de taches : des zones sombres et froides autour desquelles notre astre brille beaucoup plus que la moyenne © NASA
Les taches de Sa Majesté
Tous les onze ans, le nombre de taches sombres observées à la surface du Soleil passe par un maximum.
Paradoxalement, plus il y a de taches, et plus notre astre rayonne : le cœur des taches est froid et noir, mais il s’entoure d’une multitude de petites plages très chaudes qui brillent plus que le reste du Soleil.
On les suit à la loupe pour apprécier l’activité de notre astre depuis le XVIIe siècle.
Mais les astrologues chinois les avaient découvertes il y a 2 000 ans !
Si les taches sombres ne sont pas l’objectif numéro 1 de la mission Picard, en prenant des images du Soleil toutes les 40 minutes, l’instrument SODISM enregistrera forcément l’apparition de taches.
Car l’activité de notre étoile devrait entamer un nouveau cycle précisément lors du lancement de la mission Picard, pré vu au printemps 2010.
Qui dit Soleil actif dit aussi éruptions solaires. Prenant naissance entre les taches, elles envoient des giclées de rayons X, d’UV, de particules et d’ondes radio dans l’espace © NASA
Dangereuses éruptions
Si le Soleil se couvre de taches quand son activité est au maximum, il se met aussi à cracher des tonnes de particules et de photons bourrés d’énergie.
Ces éruptions solaires peuvent faire de sacrés dégâts sur Terre : leurs photons (rayons X et extrême ultraviolet) sont susceptibles d’endommager nos réseaux électriques, nos satellites et nos systèmes de communication (radio, télévision, téléphone mobile, GPS…).
Du coup, les mesures de la mission Picard ourraient s’avérer très utiles.
En surveillant l’activité de notre étoile, ses instruments permettront de donner l’alerte à temps : on estime qu’il faut trois jours aux particules expulsées pour atteindre la Terre.
Image d'attente de la vidéo :
Black out sur la ville
Ascenseurs arrêtés entre deux étages, extinction de toutes les lumières, feux de signalisation en panne … Pourquoi la ville de Montréal a-t-elle connu un black-out électrique total de plusieurs heures en 1989? L'explication doit être cherchée à 150 millions de kilomètres de la Terre, du côté du Soleil. Sans crier gare, il arrive à notre étoile d’expulser des tonnes de particules potentiellement nuisibles, capables de provoquer des dégâts importants dans les systèmes électriques au sol. © CNRS
Pas facile de déterminer avec précision le diamètre d’une boule de gaz sans frontières bien distinctes ! Pourtant les chercheurs sont certains qu’il reflète l’activité de notre astre. D’où l’intérêt de la mesure…© NASA/GSFC
L'énigme du diamètre variable
Le diamètre solaire est-il à la hausse, ou à la baisse ?
Devient-il plus grand quand l’activité du Soleil augmente, ou quand elle diminue ? Pour le moment, personne ne peut le dire.
Car depuis les premières observations de Jean Picard, les résultats sont contradictoires.
Cela s’explique sans doute par la variété des méthodes et des instruments utilisés.
Mais surtout, toutes ces mesures ont été faites depuis la Terre, or la lumière solaire en traversant l’atmosphère a déformé l’image du Soleil !
Avec son satellite à 725 km d’altitude, la mission Picard devrait enfin permettre d’y voir plus clair.
En savoir plus :
- Voir le soleil en 3D grâce à Stereo, une mission d'étude du soleil de la NASA
- Consulter CnesMag n° 44 de janvier 2010 "Soleil, une énigme historique"
- Lire l'article sur le site du Figaro "Je ne crois pas à une mini-période glaciaire", interview de G. Thuillier, responsable scientifique de la mission Picard
- Lire l'article "l'activité solaire est au plus bas depuis un siècle" sur le site Notre.Planète.Info
- Lire l'article "L'étrange panne du soleil", Le Figaro - 15/01/2010











