L'espace et moi
Le siège parisien du CNES ouvre ses portes lors des Journées du Patrimoine.
Espace dans ma ville à Roubaix (59) Vénissieux (69) et Martiques (13)
Des animations scientifiques pendant les vacances de Toussaint
Des ballons pour sonder l'Antarctique
Les équipes du CNES sont sur place depuis mi-août. La campagne Concordiasi devrait permettre de mieux comprendre le climat de l'Antarctique et la destruction du trou d'ozone en cette région du globe. 1er lâcher le 2 septembre.
Un robonaute bientôt dans l'ISS
La Nasa et General Motors se sont associés pour la mise au point de Robonaut 2 (ou R2), un robot humanoïde de seconde génération, qui s'envolera début novembre pour la station spatiale internationale.
Avec son casque de cuivre et ses bras musclés, R2 pourra assister les astronautes dans lors de missions spatiales, et effectuer diverses tâches.
Quand Rosetta rencontre Lutetia
Samedi 10 juillet, à 454 millions de km de la Terre, Rosetta a frôlé l'astéroïde Lutetia à la vitesse relative de 54000 km/h. La sonde Rosetta a déjà transmis 400 clichés d'une résolution de 60 m de ce rendez-vous avec l' astéroïde.
Chasseurs de phénomènes non identifiés
L'objectif du GEIPAN, organisme officiel du CNES : recenser les phénomènes aérospatiaux
Une lueur dans le ciel
18 octobre 2009, 21h15, c’est la stupéfaction un peu partout en France : une étrange lueur vient d’apparaître dans le ciel.
Des internautes décrivent le phénomène sur les forums d’astronomie : un point lumineux brillant suivi d’un halo blanc a traversé le ciel du Sud vers le Nord-Ouest. Cela ressemble à la traînée d’une comète…
Oui, mais dans ce cas, son passage aurait été prévu à l’avance par les astronomes. Alors de quoi donc peut-il bien s’agir ?
Les jours suivants, le service du CNES dédié à l’investigation sur les phénomènes aérospatiaux non identifiés, le GEIPAN mène l’enquête.
Conclusion : une fusée américaine, tirée depuis la Californie, a largué une partie de son carburant pour s’alléger une fois dans l’espace… Le combustible s’est consumé au contact de l’atmosphère ce qui a provoqué des lueurs visibles depuis le sol.
La rencontre avec les petits hommes verts n’est pas pour cette fois !
Mais au fait, comment appeler les phénomènes étranges qui se produisent dans le ciel ?
Dans le langage courant, on les désigne par les termes d’OVNI (objet volant non identifié) ou d’UFO (Unidentified Flying Object, soit la traduction anglaise d’OVNI). Toutefois, la présence du mot objet dans OVNI suggère que quelque chose de matériel se trouvait dans le ciel.
En outre, le mot OVNI est très connoté "petits hommes verts". Pour ces raisons, les spécialistes emploient, eux, le terme PAN (phénomène aérospatial non identifié), plus général et qui regroupe les phénomènes atmosphériques rares (lumières d’orage, foudre en boule, parhélie), les rentrées atmosphériques (météores, satellites ou morceaux de fusées).
Le GEIPAN, 100% sérieux
Le GEIPAN, Groupe d'études et d'informations sur les phénomènes aérospatiaux non identifiés, a été créé en 1977 par le CNES et a ses locaux au Centre Spatial de Toulouse.
Sa mission consiste à rassembler les témoignages sur le territoire français, les analyser, les archiver, et les mettre à la disposition du public.
La France est le seul pays à s'être doté d'un organisme public chargé d’enquêter sur de telles observations.
Dans les autres pays, elles sont prises en charge par des associations privées d'ufologie ou par l’armée qui n’apprécie pas que le territoire soit survolé sans autorisation !
La plupart des témoignages transmis au GEIPAN lui parviennent soit directement (coup de téléphone, e-mail,…), soit par la gendarmerie. En effet, quiconque a vu un phénomène qui lui semble étrange peut faire une déposition.
Toutes sources confondues, le GEIPAN reçoit en moyenne deux témoignages par jour !
En 2007, le GEIPAN ouvrait ses archives au public sur son site internet. A cette occasion, Jacques Patenet, alors Directeur du GEIPAN, était l'invité des conversations spatiales du CNES.
Vous pouvez également podcaster une interview de J. Patenet donnée à Ciel & Espace Radio.
OVNI : déjà au temps d'Homère
Qui n’a pas un jour pensé que les livres, BD et films sur les OVNI avaient une influence sur ce que l’on imaginait, voyait, ou croyait voir ?
C’est peut-être un peu vrai, mais des témoignages très anciens prouvent que la science-fiction, apparue seulement au XIXe siècle, n’est pas responsable de tout !
Ainsi, Daimachos, un historien grec vivant au IIIe siècle avant notre ère, a raconté qu’un nuage enflammé a parcouru le ciel, soixante-quinze jours de suite, avant de venir percuter le sol.
Autre cas, en avril 1561, les habitants de Nuremberg (Allemagne) furent très impressionnés par des objets colorés en forme de sphères, de disques et de cigares qui tournoyaient au-dessus d’eux.
Les livres anciens regorgent de récits d’étranges lumières ayant embrasé le ciel.
Le manque d’informations rend très difficile l’analyse rétrospective de ces phénomènes : aucun service comme le GEIPAN n’existait à l’époque !
Allo, la gendarmerie ?
Comment enquête le GEIPAN ?
Lorsqu’il reçoit un témoignage, il se dépêche de récolter le maximum d’éléments.
Mais n’allez pas imaginer qu’il envoie sur place un bataillon de détectives armés d’appareils ultra perfectionnés, comme dans toute bonne série américaine !
Le GEIPAN commence par contacter la gendarmerie locale pour connaître la version "officielle". Il appelle ensuite ses enquêteurs "privés", appelés IPN (intervenant de premier niveau).
Ce sont des particuliers qui proposent leurs services bénévolement. Ils habitent un peu partout en France et peuvent donc se rendre rapidement sur le terrain pour traquer les indices et les informations.
Tous ont été sélectionnés parce qu’ils savent garder les pieds sur terre quand vient le moment de trouver une explication…
Enfin, le GEIPAN peut aussi faire appel à un collège d’experts multidisciplinaires et scientifiques pour les cas les plus difficiles.














