Cap sur le 7ième continent
Le CNES est partenaire de l'expédition "7e continent", dont le départ est imminent. Direction : les " îles plastiques", une vaste étendue d'eau au cœur du Pacifique Nord, grande comme six fois la France, saturée de déchets plastiques.
Résultats cosmologiques de Planck
Les premières images du rayonnement de fond cosmologique couvrant l’ensemble du ciel seront présentées lors d’une conférence de presse au siège de l'ESA le 21 mars prochain. Deux séances d'information sont accessibles sur Internet en streaming.
Des lycéens embarquent leurs expériences à bord de l'A300-0G
Du 24 au 28 mars, 3 équipes de lycéens retenues par le CNES embarqueront leur expérience à bord de l'A300-0G pour un voyage en impesanteur.
Formation de base des astronautes : 18 mois de "classes"
Un astronaute débutant est bardé de diplômes et de compétences professionnelles. Pour autant, sa formation débute par 18 mois de cours intensifs tous azimuts. Dilettantes s’abstenir !
Retour sur les bancs de l’école
Qu’ils soient commandant de bord, astrophysicien ou spécialiste des satellites, les futurs astronautes ont tout à apprendre de l’espace.
Ils débutent leur formation par une série de cours intensifs en informatique, mécanique spatiale, science des réseaux, physique de l’atmosphère ou encore relations publiques.
À cet enseignement général s’ajoute l’apprentissage des systèmes les plus importants de la navette spatiale (trajet aller), de l’ISS et de Soyouz (la capsule russe utilisée pour le retour sur Terre).
Objectif : qu’un astronaute soit un ingénieur généraliste capable, à terme, de "bricoler" le matériel spatial dans toutes les circonstances.
Le russe sans peine… en trois mois
Pas question de s’envoler pour l’espace sans maîtriser sa seconde langue "officielle" (après l’anglais) : le russe.
D’où un apprentissage intensif de deux mois (6 heures de cours par jour + 2 heures de conversations + 4 à 5 heures de travail personnel), suivi d’un mois en immersion dans une famille, à Saint-Pétersbourg.
Ainsi, en un trimestre un astronaute absorbe le programme qu’un lycéen assimile en 5 ans.
Indigeste, peut-être ; mais indispensable pour être ensuite capable de tout apprendre de la capsule Soyouz, à la Cité des étoiles (Moscou)… en version originale. !
L’astronaute européen Franck De Winne durant son entrainement de survie hivernal dans la forêt russe (mars 2002) © Star City/ESA
Se doter d’une forme olympique
La matière grise ne suffit pas pour séjourner dans l’ISS.
En effet, lors d’un vol spatial, muscles et ossature sont mis à rude épreuve. Si bien que d'importants entraînements sportifs sont concoctés pour préparer le corps des astronautes à ces perturbations.
Au programme : natation, musculation, assouplissements, ou encore course à pied.
Et ceci durant toute la durée de leur carrière.
L’ESA a même prévu des stages de survie en milieux hostiles terrestre et maritime pour éprouver la résistance de ses futurs astronautes.
Quant aux Russes, ils incluent dans leur entraînement un stage commando !
Image d'attente de la vidéo :
Les différentes phases de la formation de base des 6 spationautes sélectionnés en 2009 par l'ESA. © ESA
Isolé pendant une longue durée, sauriez-vous garder le moral ?
Trois chercheurs rejoignent la station sismologique de Concordia. La plupart du temps, aucun problème sérieux n'est à signaler durant un hivernage. Mais certaines années les psychologues ont noté une nette dégradation de l'ambiance. Pour éviter des problèmes de ce genre, le futur équipage martien devra être composé avec soin. Combien faut-il d'astronautes pour que tout se passe au mieux ? L'équipage devra-t-il être mixte ? Qui devra commander ? Rien n'est encore tranché. © CNRS Photothèque /IPEV/C. Delhaye
Astronautes en impesanteur lors d’un vol à bord de l'airbus Zéro G. De gauche à droite : Léopolds Eyharts, Claudie Haigneré, Jean-François Clervoy © Anneke Le Floc’h / ESA
Se frotter à l’impesanteur : le vol parabolique
Indissociable du vol spatial : l’impesanteur, qui permet de se déplacer dans l’espace en flottant.
Pour l’éprouver sur Terre, les apprentis astronautes embarquent à bord d’avions spéciaux, tels le Boeing 707 de la NASA ou l’Airbus-Zéro G.
Une fois à 10 000 mètres d’altitude, l’engin effectue une chute libre d’environ 2 500 mètres.
Conséquence : tout ce qui se trouve à bord se met à flotter dans la carlingue.
Après une vingtaine de secondes, le pilote remet les gaz. L’exercice semble violent, mais dans l’avion il se déroule tout en douceur !
- Voir le dossier "Bienvenue à l'école des astronautes", sur le site de France Info
- Voir l'article consacré à la formation de base des 6 spationautes sélectionnés par l'ESA en 2009 (article du 22/11/2010)













