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11 février jusqu'en juillet 2013 mars.jpg

Explorez Mars !

L'exposition événement de la Cité de l'espace à Toulouse, réalisée en collaboration avec le CNES

11 mars au 19 avril 2013

Espace, c'est classe

Des ingénieurs du CNES se déplacent dans les Etablissements du primaire et du secondaire de l'académie de Toulouse pour parler d'espace et de leurs métiers.

16 mars 2013 RCE.jpg

Rencontres des Clubs Espace

Inscriptions ouvertes pour la 2è Rencontre des Clubs Espace

15 au 19 avril 2013 martigues.JPG

Espace dans ma Ville à Bastia

Les parasites de l'espace

Avec ses millions de déchets, l’espace est tellement encombré qu’il faut surveiller les risques d’accidents. Et parfois, manœuvrer les engins spatiaux pour éviter la catastrophe !

Les débris sont répartis pour moitié sur des orbites basses, entre 200 et 2 000 km d’altitude (image du haut), et sur l’orbite géostationnaire, à 36 000 km d’altitude (image du bas)© NASA

Les débris sont répartis pour moitié sur des orbites basses, entre 200 et 2 000 km d’altitude (image du haut), et sur l’orbite géostationnaire, à 36 000 km d’altitude (image du bas)© NASA

Ils seraient des millions...

Depuis les débuts de la conquête spatiale en 1957, plus de 4 700 lancements ont eu lieu dans l’espace.

Seuls 800 satellites sont encore en activité.

Un grand nombre de satellites et d’étages supérieurs, stars du passé, continuent d’errer autour de la Terre comme des fantômes en peine. En peine de cimetière…

Car personne ne s’est préoccupé de leur trouver un cercueil !

Ces engins ne sont plus des vedettes mais des déchets : on en dénombre pas moins de 15 000 d’un diamètre supérieur à 10 cm ; 300 000 faisant plus de 1 cm et au moins 30 millions au-dessus de 1 mm.

Drôle d’équation : comment est-on passé de milliers d’engins à des millions de déchets ?

C’est que les résidus "s’autoalimentent" : lorsqu’un petit débris percute un objet, l’impact génère une centaine de nouveaux fragments !

Les surveillants du cosmos

Six mille tonnes de détritus autour de la Terre et seulement quatre accidents graves... Les systèmes de surveillance nationaux n’y sont pas pour rien.

Au Centre National d’Etudes Spatiales (CNES)  à Toulouse, le Centre d’orbitographie opérationnelle (COO) se consacre 24h/24 à vérifier qu’il n’y a pas de risque de collision pour les 18 satellites dont il a la charge.



Le Centre d'orbitographie opérationnelle est responsable du calcul de l'orbite de satellites gérés par le CNES. Il évalue les probabilités de collisions des satellites et alerte ses partenaires, telle la NASA, afin de manœuvrer si le risque est jugé trop

Le Centre d'orbitographie opérationnelle est responsable du calcul de l'orbite de satellites gérés par le CNES. Il évalue les probabilités de collisions des satellites et alerte ses partenaires, telle la NASA, afin de manœuvrer si le risque est jugé trop

 Il recoupe les coordonnées des gros débris avec les trajectoires prévues pour ses satellites dans les trois jours qui suivent.

Ces coordonnées, fournies par un réseau américain appelé USSPACECOM, ont une marge d’erreur de plusieurs kilomètres.

Un deuxième tri est donc réalisé à l’aide de radars militaires français : on atteint alors une précision de l’ordre du kilomètre.

Un troisième filtrage consiste à estimer la probabilité de collision : s'il y a plus d’un risque sur 1 000 d’entrer en collision, le COO alerte le centre de contrôle du satellite qui peut alors déplacer l’engin.

C’est la manœuvre d’évitement.



Après 19 ans et demi d’exploitation, Spot 2 est en fin de vie.  Les équipes techniques Les équipes techniques du CNES ont débuté, le 16 juillet 2009, les manœuvres qui ont conduit à sa désorbitation définitive le 30 juillet © CNES/E. Grimault

Après 19 ans et demi d’exploitation, Spot 2 est en fin de vie. Les équipes techniques Les équipes techniques du CNES ont débuté, le 16 juillet 2009, les manœuvres qui ont conduit à sa désorbitation définitive le 30 juillet © CNES/E. Grimault

Etre rigoureux sans faire de zèle

En 2008, le COO a déclenché 344 alertes. Mais ne paniquez pas !

L’alerte correspond à une probabilité de risque, et non à un risque sûr et certain. D’ailleurs seulement trois manœuvres d’évitement ont finalement été réalisées.

Et pour cause : à la perte financière liée au non fonctionnement du satellite durant un à deux jours, s’ajoute la consommation de carburant : équivalente à une année de maintenance ! À ce prix, mieux vaut limiter le nombre de manœuvres au strict nécessaire.

Exemples : Spot 2, déplacé en 2007 et son grand frère Spot 4, déplacé en 2010...Heureusement, les données du COO sont assez précises pour être passées au peigne fin.

Ce n’est pas toujours le cas…



Url externe de la vidéo : http://www.cnes-multimedia.fr/video/flash/video_debris/bonnal_debris_etat.flv
Image d'attente de la vidéo :

Que sont exactement les débris spatiaux ? Quelles sont leurs caractéristiques ? Depuis quand se préoccupe-t'on d'eux ? Christophe Bonnal de la Direction des Lanceurs du CNES nous répond.

À ce jour, on dénombre quatre collisions entre des débris spatiaux et des satellites. S'il y a explosion, de tels accidents génèrent à leur tour des milliers de nouveaux débris © ESA

À ce jour, on dénombre quatre collisions entre des débris spatiaux et des satellites. S'il y a explosion, de tels accidents génèrent à leur tour des milliers de nouveaux débris © ESA

Quatre rencontres fatales

La scène se déroule à 800 km au-dessus de la Sibérie, en février 2009.

Le satellite américain de télécommunications Iridium 33 vaque à ses occupations quotidiennes lorsqu’il est violemment percuté par Kosmos 2251, un satellite militaire russe abandonné depuis plus de dix ans.

C’est le quatrième accident recensé de l’histoire des débris spatiaux.

Dans l’explosion, Iridium 33 et Kosmos 2251 sont détruits. Comme tout satellite, Iridium 33 avait 1 risque sur 1 000 d’entrer en collision avec un déchet…

Pourquoi Américains et Russes n’ont-ils pas prévu le coup ? La société Iridium aurait abaissé son niveau de surveillance, car elle ne pouvait pas faire face aux nombreuses alertes reçues sur leurs 39 satellites : jusqu’à six par jour !

D’où l’importance de bien filtrer les informations en amont, et de ne délivrer d’alerte que si nécessaire.

Suite...



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