Flux RSS Actus
Timbre-Mars_800P.png 30 Janvier 2012

Un timbre pour Mars !

Le CNES et la Poste vous proposent d'imaginer et dessiner le timbre qui pourrait acheminer du courrier vers la planète rouge !  Vous avez jusqu'au 16 avril pour envoyer vos oeuvres. De nombreux prix sont à gagner, dont un voyage pour 2 personnes en Guyane.

8.jpg 17 Janvier 2012

Votre lieu préféré vu par Pléiades

Pléiades, lancé le 17 décembre dernier, nous offre une nouvelle génération d'images satellites. Une galerie de belles images est déjà disponible. Proposez à la rédaction web un lieu suceptible d'être "photographié" par ce satellite. Si votre proposition est sélectionnée, l'image sera mise à disposition sur les sites et réseaux sociaux du CNES.

sccopit.jpg 29 Novembre 2011

La mission MSL en route vers Mars

Lancement réussi pour la mission MLS samedi 26 novembre depuis Cape Canaveral.

En attendant l'atterrissage de Curiosity sur le sol martien, prévu en août 2012, et pour tout savoir sur Mars, rendez-vous sur le scoop it proposé par le CNES sur le sujet !

 

Eviter les débris...mais encore ?

Les manœuvres d’évitement limitent la casse en éloignant les satellites des plus gros projectiles. Mais tous les petits débris de moins de 10 cm de diamètre continuent de dégrader le matériel spatial. Que faire ?

En haut, observation à l'œil nu de l'impact d'un débris spatial. En bas, vu macroscopique au microscope électronique à balayage (MEB) © CNES

En haut, observation à l'œil nu de l'impact d'un débris spatial. En bas, vu macroscopique au microscope électronique à balayage (MEB) © CNES

Contre une balle de fusil ? Le blindage ! 

Les déchets orbitaux ont une vitesse d’environ 8 kilomètres par seconde, soit 28 000 kilomètres par heure

À cette vitesse, une bille d’acier de 1 mm a la même énergie qu’une balle de fusil (800 m/s) ! Elle n’a aucun mal à transpercer les parois d’un satellite.

Encombré de 30 millions de billes de plus de 1 mm, l’espace est un terrain miné pour les engins spatiaux

D’ailleurs, le télescope spatial Hubble est constellé de micro-impacts, et la navette spatiale américaine doit changer un hublot après chaque sortie. Rien de dramatique, mais imaginez que la bille perfore le réservoir de l’engin : c’est l’explosion garantie !

Heureusement il existe des blindages : un empilement de couches de kevlar et autres matériaux hyper résistants.

Bonne nouvelle, mais uniquement valable pour les déchets de moins de 1 cm ! Or les plus casse-pied ont un diamètre compris entre 1 et 10 cm : trop gros pour être arrêtés par les blindages, ils sont aussi trop petits pour être repérés par les radars.



Url externe de la vidéo : http://www.cnes-multimedia.fr/video/flash/video_debris/bonnal_debris_soluce.flv
Image d'attente de la vidéo :

Gérer la question des débris spatiaux : un point avec Christophe Bonnal de la Direction des Lanceurs du CNES

En juillet 1996, le satellite Cerise a été endommagé lors d'une collision avec un débris provenant de l'explosion, dix ans plus tôt, d'un étage d'Ariane © David Ducros/ CNES

En juillet 1996, le satellite Cerise a été endommagé lors d'une collision avec un débris provenant de l'explosion, dix ans plus tôt, d'un étage d'Ariane © David Ducros/ CNES

"Le meilleur des déchets est celui qu’on ne produit pas"

Ce mot d’ordre terrestre commence à semer des petits dans l’espace. De plus en plus de pays interdisent désormais de relâcher volontairement des débris dans l’espace, et rendent obligatoire de vider les réservoirs.

Ainsi, il y a quelques années - et toujours aujourd’hui dans certains pays - astronautes et agences spatiales larguaient les objets inutiles dans l’espace : sangles reliant le satellite au lanceur, capots protecteurs d’éléments optiques, boulons destinés à libérer les structures,...

Désormais, des moyens techniques permettent d’éviter la dispersion de ces déchets en les maintenant accrochés au satellite.

Deuxième obligation : évacuer les ergols. C’est ce qu’on appelle "passiver" l’engin.

Sans cette mesure, les réservoirs hors service ont tendance à exploser comme des cocottes-minute sans soupape. Résultat : en vingt ans, plus de 200 explosions sont survenues dans l’espace !



En orbite géostationnaire, les engins spatiaux en fin de vie doivent être déplacés sur une orbite cimetière. En orbite basse, ils doivent être désorbités pour retomber et se consumer dans l’atmosphère terrestre © ESA/CNES/Arianespace Activité Optique Vidé

En orbite géostationnaire, les engins spatiaux en fin de vie doivent être déplacés sur une orbite cimetière. En orbite basse, ils doivent être désorbités pour retomber et se consumer dans l’atmosphère terrestre © ESA/CNES/Arianespace Activité Optique Vidé

Coup de balai !

La solution ultime : se débarrasser du déchet.

Plus facile à dire qu’à faire avec un détritus situé à plus de 200 km de la Terre.

  • À 36 000 km, on choisit de le placer sur une orbite poubelle, située 200 km au-dessus de la très convoitée orbite géostationnaire.
  • En dessous de 2 000 km, on préfère le ramener vers la Terre. Généralement, le frottement des particules atmosphériques freine les objets en orbite basse et les fait retomber dans l’atmosphère où ils brûlent en formant une belle étoile filante. Ainsi, chaque jour, au moins un petit objet spatial entre de lui-même dans l’atmosphère et s’y consume.

Si le déchet est massif, ou constitué d’un alliage particulier, une petite partie arrive à traverser l’atmosphère et toucher terre.

Mais rassurez-vous, il est moins probable de recevoir un débris spatial qu’une météorite sur la tête !

En revanche on peut provoquer, et donc contrôler, de tels hara-kiris chez les déchets : c’est la désorbitation. L’intérêt ? Nettoyer l’espace pardi ! Dans ce cas, la trajectoire de retour est prévue pour que les résidus de combustion tombent dans des zones inhabitées.



L’ATV Jules Verne a été lancé le 9 mars 2008 en orbite basse. Sept mois plus tard, il a effectué une rentrée atmosphérique contrôlée qui a permis sa désorbitation parfaite © David Ducros/ESA

L’ATV Jules Verne a été lancé le 9 mars 2008 en orbite basse. Sept mois plus tard, il a effectué une rentrée atmosphérique contrôlée qui a permis sa désorbitation parfaite © David Ducros/ESA

L’ATV Jules Verne : une élimination en règle

Lancé en mars 2008, le vaisseau-cargo ATV Jules Verne avait pour mission de ravitailler la station spatiale internationale (ISS).

Terminée en septembre de la même année, la mission Jules Verne peut se gargariser d’avoir été propre. Aussi bien l’étage supérieur de la fusée de lancement que le cargo lui-même ont été désorbités avec soin.

Résultat : des déchets maîtrisés !

La désorbitation de l’ATV s'est faite en deux temps : il a d’abord fallu transférer le vaisseau depuis son orbite initiale, à 330 km d’altitude, jusqu’à une orbite située à 220 km d’altitude.

 

Trois heures plus tard, une seconde manœuvre amenait le cargo de 20 tonnes jusqu’à son point de rentrée atmosphérique.

Là, il a brûlé, s’est fragmenté puis éparpillé dans une région inhabitée du Pacifique Sud, conformément aux prévisions du Centre Spatial de Toulouse. Ses restes sont toujours au fond de l’océan.

Suite...



Url externe de la vidéo : http://www.cnes-multimedia.fr/video/flash/edu/ATV/ATV_Reentry_High-2008-09-29_H264.flv
Image d'attente de la vidéo :

La rentrée atmosphérique de l'ATV filmée au-dessus du Pacifique sud depuis un des 2 avions DC8 sur place. Crédits : ESA.

En savoir plus :

Haut de page