Explorez Mars !
L'exposition événement de la Cité de l'espace à Toulouse, réalisée en collaboration avec le CNES
Espace, c'est classe
Des ingénieurs du CNES se déplacent dans les Etablissements du primaire et du secondaire de l'académie de Toulouse pour parler d'espace et de leurs métiers.
200 $ l'étoile...véridique !
Officiellement, l'espace appartient à tout le monde. C'est ce que déclarent des traités internationaux adoptés il y a plus de quarante ans. Pourtant, quelques rusés vendent les astres et les étoiles.
Des douaniers dans l'espace ?
Le 4 octobre 1957, l’URSS réussit un incroyable tour de force : mettre en orbite Spoutnik, le tout premier satellite du monde.
Tandis que la planète toute entière s’émerveille en écoutant le Bip ! Bip ! Bip ! de cette boule russe moustachue, les dirigeants des autres pays s’interrogent.
Ce satellite a-t-il le droit de survoler leur territoire ? Une question d’autant plus épineuse qu’on est alors en pleine Guerre froide. Après tout, un avion doit bien obtenir une autorisation de survol avant de franchir les frontières d’un autre État.
Mais le satellite, lui, vole beaucoup plus haut… Voilà l’étrange question qui s’est posée : jusqu’à quelle hauteur vont les frontières d’un pays ? Un kilomètre ? Dix ? Jusqu’à l’infini ?
Le 20 juillet 1969, l'astronaute Edwin E. Aldrin Jr plante un drapeau sur la Lune. Il montre ainsi que les américains sont les premiers à avoir foulé le sol lunaire. Pour autant, ils ne possèdent pas plus de droits que les autres pays sur cet astre © NASA
Une propriété commune
Même après de longs débats, les États ne sont pas tombés d’accord sur les frontières entre l’atmosphère et l’espace extra-atmosphérique (au plan scientifique, on considère que l’espace commence à une altitude comprise entre 100 et 120 kilomètres).
En revanche, ils ont établi que l’espace "appartenait" à tout le monde et ne pouvait faire l’objet d’aucune appropriation.
Mieux, son exploration et son utilisation sont "l’apanage de l’humanité toute entière", d’après le traité de l’espace (Outer Space Treaty) signé en 1967 par une centaine d’États.
Du coup, les satellites y évoluent librement sans avoir à tamponner leur passeport toutes les deux minutes.
Il en va de même pour tous les astres : aucun État n’a le droit d’en revendiquer la propriété exclusive.
La Lune est même formellement qualifiée de "patrimoine commun de l’humanité". Le drapeau planté par les Américains sur la Lune en 1969 n’est donc qu’un acte symbolique.
Actes de propriété vendus par MoonEstates, qui propose des parcelles lunaires à ses clients. Ces documents ont-ils une valeur légale ? © MoonEstates
Une faille dans le texte
Sauf que de petits malins croient dénicher une faille dans ce traité de l’espace : certes, une nation ne peut pas s’approprier une planète ou un autre corps céleste, mais le texte n’interdit pas formellement selon eux l’appropriation par un individu ou une entreprise.
Et, en s’appuyant sur une vieille loi américaine selon laquelle n’importe qui peut réclamer la possession d’une terre qui n’appartient à personne, la société californienne Lunar Embassy décide, en 1980, de s’approprier la Lune, Mars et Vénus.
L’objectif ? Jouer les agents immobiliers en vendant des parcelles de terrain. Amorcée comme une bonne blague, cette entreprise s’est révélée des plus lucratives puisque son fondateur a déjà empoché plus de 9 millions de dollars.
: M72, un des 150 amas globulaire de notre galaxie, la Voie Lactée. Ces amas stellaires présentent une densité d'étoiles très forte. © NASA/ESA/Hubble/HPOW
Le festival des petits malins
Du coup, cette initiative potache a suscité des vocations et rapidement, d'autres sociétés se sont engouffrées dans la brèche.
Une poignée d’opportunistes décident alors de s’approprier les étoiles, afin de les revendre à la pièce : moyennant une somme comprise entre 30 et 200 dollars, on obtient, selon les formules proposées, un titre de propriété, un CD ou une carte céleste indiquant dans quel coin du ciel se trouve l’acquisition.
Mieux encore, ces entreprises proposent à leurs clients de donner à "leur" étoile, le nom de leur choix. Et pourtant, légalement, seule l'Union astronomique internationale est autorisée à nommer les astres.
En savoir plus :
- De l'éthique pour l'espace, sur le site cnes.fr
- "Le droit de l'espace, sur le site Futura Sciences












