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L'atlas Plus, Le ciel et l'espace

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Aptes pour l'Espace

Chambres à vide, anéchoïques, simulateurs en tout genre. Des moyens d'essais parfois impressionnants par leur taille sont nécessaires pour qu'une fois dans l'espace, les systèmes spatiaux remplissent leurs missions.

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Ballons, véhicules dans le vent

Cela fait plus de 50 ans que le CNES conçoit des ballons pour mener des expériences au cœur de l’atmosphère. A l’été 2014, au Canada, la campagne Strato-Science a réalisé 7 vols de ballons scientifiques, dont un pour tester un télescope géant de 460 kg.

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ESA : 50 ans de coopération spatiale avec l'Europe

Il y a 50 ans, les Etats-Unis et l’Union soviétique se partagent l’espace. Les Américains ont marché sur la Lune, les Russes ont placé le premier satellite artificiel en orbite… En 1964, l ‘Europe décide de se lancer à son tour dans l’aventure pour gagner son indépendance jusque dans le ciel.

Un casse-tête spatial

Bien que l’exploration spatiale ait plus d’un demi-siècle, de nombreuses zones d’ombre juridiques demeurent...

Les pays se partagent actuellement les différentes orbites autour de la Terre. On y trouve des satellites en activités…. Mais aussi de nombreux débris de la conquête spatiale. Crédit : ESA

Les pays se partagent actuellement les différentes orbites autour de la Terre. On y trouve des satellites en activités…. Mais aussi de nombreux débris de la conquête spatiale. Crédit : ESA

Silence, on tourne

En 1957, Spoutnik a ouvert la voie. Aujourd’hui, près de 800 satellites sont en activité autour de la Terre.

Comment font-ils pour se répartir les parties les plus convoitées de l’espace ? L’espace étant un patrimoine commun de l’humanité, pas question de vendre ou de louer les orbites sur lesquelles gravitent les satellites !

La règle en place : premier arrivé, premier servi.

Avec un cadre tout de même : une limitation de la durée d’occupation des orbites.

Le chef d’orchestre, c’est l’Union internationale des télécommunications installée à Genève : elle détermine pour chacun une place et la bande de fréquence sur laquelle communiquer avec le satellite sans brouiller les autres transmissions.



À ce jour, on dénombre quatre collisions entre des débris spatiaux et des satellites. Dans ce cas, qui est responsable des pertes financières, mais aussi des nombreux débris ainsi générés ? © ESA

À ce jour, on dénombre quatre collisions entre des débris spatiaux et des satellites. Dans ce cas, qui est responsable des pertes financières, mais aussi des nombreux débris ainsi générés ? © ESA

Appelez-moi le responsable

Qui dit propriété, dit, responsabilité.

Certes, mais en cas d’accident dans l’espace, qui sera responsable ?

Par exemple, en février 2009, le satellite de télécommunication privé Iridium-33 s’est fracassé contre un vieux satellite militaire russe, générant ainsi un nuage de débris spatiaux.

Qui portera le chapeau si l’un de ces fragments vient perforer la combinaison d’un astronaute ?

Il faudra dans un premier temps prouver l’origine du débris mortel et démontrer l’existence d’une faute, ce qui est loin d’être facile.

Mais si l’on y parvient, théoriquement c’est l’État qui héberge l’entreprise fautive qui est responsable de ses actes. Les États-Unis ou la Russie sont-ils prêts à assumer l’impact d’un tel accident ?



Steve Arnold est chasseur de météorites ! Oui, c'est son métier. En 2005, il a localisé et sorti de terre cette masse métallique de 640 Kg, un des morceaux de la météorite BRENHAM © DR

Steve Arnold est chasseur de météorites ! Oui, c'est son métier. En 2005, il a localisé et sorti de terre cette masse métallique de 640 Kg, un des morceaux de la météorite BRENHAM © DR

C'est à qui cette météorite ?

Et que dire des "bouts" d’espace ramenés ou tombés sur Terre ?

Théoriquement, ils n’appartiennent à aucun État. Mais dans les faits, il en va autrement.

Par exemple, les échantillons lunaires ramenés par la mission Apollo 11 ont été déclarés bien national par la NASA. Elle est seule à pouvoir décider de les prêter ou non aux communautés scientifiques des autres pays.

Même flou juridique pour les météorites tombées sur terre. Leur régime de propriété dépend des lois nationales.

En France, la loi indique à la fois qu’un trésor appartient à celui qui le trouve et qu’un objet d’intérêt scientifique ou historique doit être déclaré à la mairie.

Les chasseurs de météorites ne sont donc pas à l’abri d’une "réquisition" à des fins d’étude scientifiques. Râlant quand on a passé des heures à chercher des cailloux extraterrestres !



L’équipage d’un vaisseau extraterrestre est obligé d’abandonner un de ses botanistes sur Terre. E.T. devient un objet d'étude et de pouvoir, que chacun cherche à s'approprier

L’équipage d’un vaisseau extraterrestre est obligé d’abandonner un de ses botanistes sur Terre. E.T. devient un objet d'étude et de pouvoir, que chacun cherche à s'approprier

E.T. téléphone avocat !

Imaginez maintenant que l’on découvre - enfin ! - une vie extraterrestre…

L’espace étant un patrimoine commun de l’humanité, cette forme de vie sera-t-elle aussi notre bien ?

La question sera d’autant plus gênante si cette vie prend la forme d’un bonhomme vert, autrement dit, d’un être "intelligent".

E.T n’a-t-il pas lui-même souffert d’être utilisé comme une "chose" dont chacun se disputait la propriété ? Imaginez maintenant qu’on vive dans le meilleur des mondes et qu’un respect s’instaure naturellement entre extraterrestres et humains.

 

Comment alors partager équitablement l’espace avec eux, alors qu’on n'a pas su le partager sur terre ?

Un véritable casse-tête éthique et juridique, qu’il vaudrait mieux résoudre avant que les missions ne décollent vers la planète rouge pour y traquer… des traces de vie.

 



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