Cap sur le 7ième continent
Le CNES est partenaire de l'expédition "7e continent", dont le départ est imminent. Direction : les " îles plastiques", une vaste étendue d'eau au cœur du Pacifique Nord, grande comme six fois la France, saturée de déchets plastiques.
Résultats cosmologiques de Planck
Les premières images du rayonnement de fond cosmologique couvrant l’ensemble du ciel seront présentées lors d’une conférence de presse au siège de l'ESA le 21 mars prochain. Deux séances d'information sont accessibles sur Internet en streaming.
Des lycéens embarquent leurs expériences à bord de l'A300-0G
Du 24 au 28 mars, 3 équipes de lycéens retenues par le CNES embarqueront leur expérience à bord de l'A300-0G pour un voyage en impesanteur.
Mars a pu offrir des conditions propices à la vie
Une nouvelle confirmation a été apportée par le premier forage martien effectué par Curiosity : les composés du sol de la planète indiquent qu'elle a pu être habitable par le passé.
La Charte, comment ça marche ?
Des équipes disponibles 24h/24 et 7 jours/7 peuvent, sur un simple appel d’un utilisateur autorisé, déclencher en quelques heures la prise de vue satellite, mais uniquement en cas de catastrophe majeure.
Qui est aux commandes ?
Déclencher la Charte est une mission digne d’un agent secret.
Actuellement seuls une quarantaine d’"utilisateurs autorisés" (services de protection civile ou organisations humanitaires liées à l’ONU) connaissent les conditions d’activation de la Charte sur le bout des doigts : un simple appel téléphonique déclenche l’opération.
Un ingénieur a ensuite trois heures pour programmer les satellites qu’il juge les plus pertinents d’utiliser.
Tandis que ceux-ci commencent leurs prises de vue, les agences spatiales récupèrent dans leurs archives les cartes de la zone avant le désastre.
Elles permettront, par comparaison, de repérer plus facilement un glissement de terrain ou le changement de hauteur d’un cours d’eau.
Le 31 décembre 2001, à la demande de l’agence de protection civile française, la Charte a été activée afin d’évaluer l’étendue des inondations - et de prévoir les éventuelles nouvelles inondations - de la Meuse et de la Moselle (France) © CNES 2002/Spotim
Quand la déclencher ?
Chargés de l’intervention à la suite d’une catastrophe, les utilisateurs autorisés ne se mobilisent que pour des catastrophes majeures : inondations, tornades, tremblements de terre, tsunamis, éruptions volcaniques mais aussi désastres d’origine technologique…
Citons la récente destruction de la plate-forme pétrolière de BP dans le golfe du Mexique aux États-Unis ou encore, tout récemment les inondations au Pakistan
En revanche, la Charte n’est pas déclenchée en cas de sécheresse persistante, de conflit armé, lorsqu'une catastrophe n’occasionne ni victime ni déplacement de population, ou qu'elle est de "petite" ampleur.
Et les agences spatiales se réservent le droit de rejeter une requête, notamment lorsqu’elles ont la conviction que les images satellites n’apporteront rien, comme ce fut par exemple, le cas à la suite d’abondantes chutes de neige créant un paysage homogène sur une vaste étendue.
Qui en profite ?
N’importe quel pays peut bénéficier de l’activation de la Charte.
Il peut arriver que plusieurs utilisateurs autorisés, estimant chacun que les conditions du désastre justifient l’activation de la Charte, déclenchent l’alerte de leur propre initiative, en même temps.
À ce jour plus de 90 pays ont bénéficié des images des agences spatiales grâce à la Charte. Toutefois, il arrive que certains décident de ne pas la déclencher, soit pour des raisons politiques, soit parce qu’ils estiment être capables de se débrouiller seuls avec leurs propres satellites.
Ce fut le cas de l’Italie, lors du tremblement de terre de l’Aquila en avril 2009.
Le saviez-vous ?
L’utilisation pacifique de l’espace est un droit reconnu par les Nations Unies, en théorie donc un Etat ne peut s’opposer à l’acquisition d’images de son territoire.
Pendant combien de temps ?
La mobilisation des satellites pour la Charte dépend de celles des équipes de protection civile et des secours.
Généralement, elles restent entre 8 et 15 jours sur place, le temps de porter une assistance immédiate aux victimes. Ensuite, assurer un suivi de la réparation des dégâts et de la reconstruction n’est plus du ressort de la Charte.
Toutefois, pour les cas exceptionnels tels que les inondations du Pakistan et ses centaines de milliers de déplacés, ou l’explosion de la plate-forme pétrolière dans le golfe du Mexique en avril 2010 et ses millions de litres de pétrole déversés dans les eaux chaque jour, il peut arriver que l’action de la Charte soit prolongée durant 2 à 3 mois.
En savoir plus :
- Exemples d'utilisation d'une constellation de satellites au service de la cartographie d'urgence des zones sinistrées (cas de l'éruption volcanique et séisme en Indonésie en 2006), sur le site de Spot Image












