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11 février jusqu'en juillet 2013 mars.jpg

Explorez Mars !

L'exposition événement de la Cité de l'espace à Toulouse, réalisée en collaboration avec le CNES

5 mars au 6 avril 2012 Logo%20-%20L_espace%20c_est%20classe[1]a.jpg

L'espace, c'est classe !

Une centaine d'ingénieurs et techniciens du CNES se rendent dans les Etablissements scolaires de Midi-Pyrénées pour parler d'espace.

17 mars 2012 2èrce.jpg

2è Rencontre des Clubs Espace

Musée aéronautique et spatial de Safran

Les cartes : des tablettes d'argile aux satellites

Photographier la Terre depuis leespace est l'un des moyens d’obtenir des cartes de toutes sortes : topographiques, hydrologique, environnementales, …

Carte réalisée par M. de Bourcet en 1778 © IGN

L'homo carticus

Aujourd’hui comme hier, les cartes géographiques sont indispensables.

Des tablettes d’argile, vieilles de plus de 4 500 ans, découvertes notamment en Irak, montrent qu’à cette époque on cherchait déjà à situer l’emplacement des montagnes et des rivières, à tracer des routes commerciales sur des cartes simplifiées.

Pendant longtemps, ce sont les voyageurs et les marins qui ont rapporté de leurs périples les informations nécessaires au dessin des cartes, avec toute l’imprécision qui allait avec.

À partir du XVIe siècle, adieu les navigateurs. Ce sont à nouveau des mathématiciens et des astronomes qui jouent aux cartes.



Afin de réaliser les photographies aériennes du territoire, la flotte de l’IGN comprend notamment des avions "Beechcratf Super King Air 200 T” © IGN

Allô charlie-tango

A la fin du XIXè sicècle, l’essor de l’aéronautique a permis aux cartographes de "prendre de la hauteur". Aujourd’hui, des avions construits spécialement pour des missions de cartographie possèdent une trappe dans le plancher, d’où sont prises les photographies.

En France, ce sont les avions de l'Institut géographique national (l'IGN) qui ont pour charge de "couvrir" tout le pays.

À partir des années soixante-dix, les satellites ont complété le travail des avions.

Leur avantage : tels des hiboux perchés dans l’espace, ils ont un large champ de vision.

En un clin d’œil, ils peuvent photographier une région de 60 km par 60 km ! Les avions, eux, se limitent à quelques kilomètres - mais ils sont plus précis.



Toulouse photographiée par Spot 5 © CNES/Spot Image

Spot et Helios

Actuellement, il existe quatre satellites français prenant des photographies de la Terre dans l’objectif de l’observer avec l’œil du cartographe : Spot 4 et 5, Helios 1 et 2. Ils ont des missions différentes. Spot 4 et 5 photographient pour le secteur civil, tandis qu'Helios 1 et 2 sont des longues-vues militaires.

Tout en restant à plus de 800 km de la Terre, les satellites Spot peuvent voir des détails d’environ 10 m pour Spot 4 et 2,50 m pour Spot 5.

Avec ce dernier, on peut donc distinguer des voitures ! Une précision suffisante pour représenter une grande partie du globe, mais insuffisante pour voir distinctement certains détails.

Dans ce cas, ce sont des avions qui font la prise de vue et non des satellites…

Tout est affaire de choix : selon les situations, mieux vaut privilégier la rapidité, la précision ou l’économie.

De l’image à la carte : le projet Corine Land Cover

Pour les cartes, les photographies satellitaires ne sont souvent que le début de l’histoire...

Exemple avec le projet Corine Land Cover qui a permis de tracer une carte de l’Europe où apparaissent différentes zones : forêts, villes, aéroports, décharges, champs, carrières, etc.



Carte d'occupation des sols en 2006 © UE/SOeS, Corine Land Cover, 2006

Au départ, les géographes récupèrent les images des satellites où l'eau apparaît en bleu ou en noir, les végétaux en rouge, et les zones urbanisées et minérales en gris bleu.

Ils vérifient la nature des terrains en comparant les images satellitaires avec des photos aériennes ou des cartes topographiques.

Ensuite, ils dessinent à la main les contours de ces différentes zones. Un vrai travail de titan !

Ces cartes sont mises  à jour régulièrement, notamment grâce aux images venant des satellites Spot. Elle servent aux géographes dans de nombreux domaines, par exemple à surveiller la croissance des villes ou à évaluer l’impact d’une tempête sur les forêts.

Suite...

 

 



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