Résultats cosmologiques de Planck
Les premières images du rayonnement de fond cosmologique couvrant l’ensemble du ciel seront présentées lors d’une conférence de presse au siège de l'ESA le 21 mars prochain. Deux séances d'information sont accessibles sur Internet en streaming.
Des lycéens embarquent leurs expériences à bord de l'A300-0G
Du 24 au 28 mars, 3 équipes de lycéens retenues par le CNES embarqueront leur expérience à bord de l'A300-0G pour un voyage en impesanteur.
Mars a pu offrir des conditions propices à la vie
Une nouvelle confirmation a été apportée par le premier forage martien effectué par Curiosity : les composés du sol de la planète indiquent qu'elle a pu être habitable par le passé.
Baptisez les lunes de Pluton
Des scientifiques proposent aux internautes de baptiser les deux lunes de Pluton. Les votes sont ouverts jusqu'au 25 février. Vous devrez choisir entre 12 noms, faisant tous référence à la mythologie, comme il est de tradition dans ce domaine.
Pléiades : les aigles de l'espace
Sur les images des satellites Pléiades, on verra des détails de 70 cm ! De quoi transformer les deux nouveaus satellites d'observation en héros des futures cartes.
Une vue perçante
Les deux satellites jumeaux Pléiades, qui tirent leur nom d'une constellation astronomique, sont les successeurs des satellites Spot.
Mais leur vue sera quatre fois plus perçante : à chaque prise de vue, ils verront des détails de 70 cm.
Sur leurs images, on pourra distinguer des voitures, des bus, des velux, des arbres ..
Actuellement, seuls les satellites américains ont des résolutions comparables : Quickbird atteint 60 cm de précision, Worldview et Goeyes 50cm,...
Précision, réactivité et capacité d'acquisition sont les trois atouts qui caractérisent les satellites Pléiades.
Les gymnastes de l'espace
Les Pléiades sont capables de pirouettes leur permettant d’imager, en un temps record, plusieurs zones du même territoire.
Par exemple, lors d'un survol de la France l’un des satellites pourra, en basculant autour de son axe, prendre en image Paris, puis pointer en moins d’une minute son téléobjectif vers Lyon.
Grâce à des sortes de toupies appelées actionneurs gyroscopiques, les satellites basculeront de 60° en moins de 25 secondes !
Pas vraiment de quoi donner le tournis, mais une vraie prouesse pour des satellites. Lors de catastrophes majeures comme, en 2010, le séisme haïtien ou la marée noire dans le golfe du Mexique , cette rapidité facilitera la cartographie des dégâts et l'accès aux victimes pour l’organisation des secours.
Image d'attente de la vidéo :
Les satellites Pléiades sont capables de se retourner très rapidement, ce qui leur permet de passer d'une zone géographique à une autre © CNES
La 3D vue du ciel
Il n’y a pas que les films qui sont en 3D aujourd’hui, les images satellites aussi !
Pour y parvenir, le satellite prend une image de la zone observée une première fois, puis une seconde fois après avoir avancé de plusieurs dizaines de kilomètres sur son orbite.
Au sol, les ingénieurs disposent alors de deux clichés d’un même site, mais pris sous deux angles différents. De même que notre cerveau reconstitue le relief à partir de deux images (captées par l’œil droit et le gauche), ces ingénieurs reconstruisent une image en trois dimensions, montrant les vallées et les crêtes.
Les images 3D sont utiles lorsqu’aucune donnée d’élévation de terrain n’est disponible, ce qui est encore le cas dans de nombreux pays, en Afrique ou dans certaines régions désertiques asiatiques.
Leurs utilisations ? Les transports, ou encore, les télécommunications, notamment pour décider des sites d’installation d’antennes, car celles-ci doivent être placées sur des sommets.
Image d'attente de la vidéo :
Survol 3D réalisé grâce aux images satellites Ikonos. Ici le parc des Virunga, en République démocratique du Congo, inscrit au patrimoine mondial de l'Unesco. © 2010 GeoEye & Satellite Imaging Corporation
La télédétection, quèsaco ?
Mais au fait, comment s’opère la prise de vue depuis un satellite, autrement dit la télédétection ?
Au départ était le Soleil… Il envoie ses rayons sur la Terre et les objets situés à sa surface.
Composition infrarouge fausses couleurs de parcelles agricoles en Italie, réalisée grâce à des images du satellite SPOT © Satellite Imaging Corp and Spot Image
Ces objets sont en partie traversés par le rayonnement solaire, en absorbent une partie et réfléchissent la dernière partie. Ce sont ces rayons réfléchis que captent les satellites.
Et là, bingo, ces rayonnements fournissent tout un tas d’informations. Formes, couleurs et positions des objets les uns par rapport aux autres, sont obtenues grâce à une analyse des rayons réfléchis dans le domaine visible (comme le ferait l’œil humain).
Une analyse dans le proche infrarouge, telle qu’en réfléchit la végétation, informe en complément sur la nature et l’état des objets observés.
Par exemple, un champ de blé ne réfléchit pas la lumière comme un champ de colza… Encore mieux : un champ de colza en début de pousse ne réfléchit pas la lumière comme il le fait au moment de la maturation, juste avant la récolte !
Et tout cela est enregistré par les satellites Pléiades à plus de 650 km de la Terre.
En savoir plus :
- Le projet Pléiades sur le site des missions scientifiques du CNES (SMSC)
- Des vidéos sur Pléiades et leurs applications sur le site d'Astrium/EADS










