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11 février jusqu'en juillet 2013 mars.jpg

Explorez Mars !

L'exposition événement de la Cité de l'espace à Toulouse, réalisée en collaboration avec le CNES

5 mars au 6 avril 2012 Logo%20-%20L_espace%20c_est%20classe[1]a.jpg

L'espace, c'est classe !

Une centaine d'ingénieurs et techniciens du CNES se rendent dans les Etablissements scolaires de Midi-Pyrénées pour parler d'espace.

17 mars 2012 2èrce.jpg

2è Rencontre des Clubs Espace

Musée aéronautique et spatial de Safran

Les desseins des images

Prévu fin 2011, puis 9 à 15 mois plus tard pour le 2ème de la série, le lancement des deux satellites Pléiades est très attendu car leurs images apporteront de précieuses informations sur l’état de l’environnement.

Vue d'artiste d'un satellite Pléiades © EADS Astrium/Master Image Films, 2007

La mise en orbite

Les satellites Pléiades attendent patiemment la fin de la construction en Guyane du pas de tir de leur lanceur, qui sera une fusée Soyouz.

Une fois le premier satellite mis en orbite, son jumeau le rejoindra neuf à quinze mois plus tard.

Les Pléiades suivront une orbite héliosynchrone, c’est-à-dire que le satellite passera toujours au-dessus d’une scène à imager vers 10h30 heure locale.

Ainsi, d’un survol à l’autre, ils prendront en image un territoire bénéficiant approximativement des mêmes conditions d’éclairement. C’est utile pour comparer facilement les données !

Le système sera géré par l’opérateur Spot Image  qui commercialisera ces images et les mettra à disposition de certains utilisateurs français (éducation, recherche, collectivités territoriales,…).

 



Afin de prévenir les incendies, les pompiers utilisent les images satellitaires pour repérer les sites à débroussailler © Ecole des Mines d'Ales / LGEI 2010

Cartographie, risque et sécurité

Une fois en orbite, les Pléiades auront du travail.

Une chose est sûre : ils serviront à prendre en image l’ensemble des départements français afin de mettre régulièrement à jour les cartes qui existent déjà.

Un nouveau bâtiment, un cours de rivière déplacé, une route condamnée, autant d’informations qu’il faut intégrer dans les nouvelles cartes et qui seront visibles sur les images grâce à la très bonne résolution des Pléiades.

Voilà pour le côté traditionnel de la cartographie.

Côté risque, ils serviront notamment aux pompiers pour identifier les zones à débroussailler afin d’éviter les feux de forêt. Côté protection civile et sécurité de la population, les Pléiades pourront par exemple délivrer une seule et même carte à l’ensemble des responsables locaux (police, pompiers, protection civile, …).

 



es données recueillies par les satellites Pléiades permettent aussi de contrôler les bonnes pratiques agricoles. Ici, la caractérisation des cultures : céréales, colza, mais, tournesol…© SOGREAH

Protéger l'environnement

Les Pléiades pourront également répondre à des besoins spécifiques, en particulier pour la protection de l’environnement.

À Arcachon par exemple, les images des satellites et leur extrême précision permettront de dessiner les parcs à huitres, en identifiant les tables d’élevage où se fixent les crustacés.

Les différentes bandes spectrales des Pléiades permettront de réaliser une carte des différentes herbes aquatiques de la zone, un genre d’herbier très utile pour entreprendre une conservation de la diversité marine.

Ils permettront de vérifier que les bonnes pratiques environnementales sont respectées. Par exemple, la réglementation européenne sur les nitrates impose aux agriculteurs de ne pas laisser les sols "nus" durant l’hiver.

Les Pléiades pourront aisément faire la distinction entre sol nu et champ couvert, et assurer ainsi une surveillance assidue. 



Cette image radar COSMO-SkyMed montre l'Etna, volcan en activité en Sicile. On distingue nettement son sommet et plusieurs cratères © COSMO-SkyMed

Les ondes passe-muraille

Dans le ciel, un seul obstacle bouchera la vue perçante des Pléiades : la nébulosité. En cas de mauvaises conditions météorologiques, la France pourra bénéficier des services de quatre satellites radars COSMO-SkyMed italiens, déjà en orbite.

En effet, les satellites radars ne fonctionnent pas comme les satellites Pléiades : ils envoient vers la surface terrestre des ondes capables de traverser les gouttes d’eau sans atténuation.

Le retour de ces ondes informe lui aussi sur l’état géographique : un village plongé dans un brouillard écossais apparaît aussi net au radar que par beau temps !

En revanche les images fournies, uniquement en noir et blanc, sont plus difficiles à interpréter. Des phénomènes parasites compliquent encore la tâche.

En échange des images venant de COSMO-SkyMed, l’Italie pourra coller son œil à l’oculaire des Pléiades. Et se prendre à son tour pour un magicien des cartes… 



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