Cap sur le 7ième continent
Le CNES est partenaire de l'expédition "7e continent", dont le départ est imminent. Direction : les " îles plastiques", une vaste étendue d'eau au cœur du Pacifique Nord, grande comme six fois la France, saturée de déchets plastiques.
Résultats cosmologiques de Planck
Les premières images du rayonnement de fond cosmologique couvrant l’ensemble du ciel seront présentées lors d’une conférence de presse au siège de l'ESA le 21 mars prochain. Deux séances d'information sont accessibles sur Internet en streaming.
Des lycéens embarquent leurs expériences à bord de l'A300-0G
Du 24 au 28 mars, 3 équipes de lycéens retenues par le CNES embarqueront leur expérience à bord de l'A300-0G pour un voyage en impesanteur.
Mars a pu offrir des conditions propices à la vie
Une nouvelle confirmation a été apportée par le premier forage martien effectué par Curiosity : les composés du sol de la planète indiquent qu'elle a pu être habitable par le passé.
Un symbole de paix
Aux yeux de certains, les avancées scientifiques ou l’exploration spatiale ne justifient pas la prolongation de vie de l’ISS. Mais quels que soient les avis, il y a un rôle qu’on ne peut lui enlever : celui de passerelle vers la paix.
L'écusson de la mission STS-79 illustre la collaboration historique entre les États-Unis et la Russie pour la construction et l’exploitation de la station spatiale internationale. Crédit : NASA
L'héritage de la guerre froide
Dans les années quatre-vingts, la guerre froide bat encore son plein et la conquête spatiale fait l'objet d'une course acharnée entre Soviétiques et Américains.
Les premiers ont envoyé l’homme dans l'espace, les seconds ont marché sur la Lune.
Les Russes semblent avoir une longueur d'avance lorsqu'ils mettent en orbite leur station spatiale Mir, en février 1986.
Quelques années auparavant, le président américain Ronald Reagan avait lui aussi émis l'idée d'une station spatiale américaine mais sa construction ne débute finalement qu'en… 1998.
Et cette station spatiale est finalement internationale car, entre temps, le contexte politique a changé : l'URSS s'est effondrée et les Américains font le choix de la coopération internationale.
La collaboration internationale et la copropriété de l’ISS aboutissent à la constitution d'équipages internationaux © NASA
Une copropriété internationale
L'ISS, c'est un peu comme un immeuble en copropriété, une copropriété divisée en deux segments :
- le premier entièrement russe
- et le second partagé entre les États-Unis, le Japon, le Canada et onze pays européens membres de l'ESA.
L'utilisation de ce second segment et la composition des équipages dépendent de l'investissement réalisé par chaque pays.
Ainsi, la NASA dispose de 76,6 % des droits d'utilisation, l'agence japonaise de 12,8 % et l'agence canadienne de 2,3 %. L'ESA en détient 8,3 %, ce qui lui permet d'envoyer un astronaute environ 3 à 4 mois par an.
Néanmoins, chacun des pays membres peut faire du ‘’troc’’. Ainsi, l'ESA alloue la moitié du volume utile de son laboratoire Colombus aux Américains, en échange de services logistiques.
115 milliards de dollars et 13 ans de travaux plus tard
Depuis la mise en orbite des premiers éléments de l'ISS en 1998, treize années se sont écoulées.
Treize ans de travaux pour mettre sur pied un mastodonte mesurant l'équivalent de la surface d'un terrain de football et pesant près de 400 tonnes.
Une quarantaine de missions spatiales ont été nécessaires pour assembler de nouveaux modules à l'ISS, à la manière d'un gigantesque jeu de Lego.
La fin du chantier est prévue cette année pour les Américains et les Européens, tandis que les Russes prévoient d'acheminer leurs derniers modules d'ici 2012 ou 2013.
Au total, l'ISS aura coûté plus de 115 milliards de dollars.
Robonaut 2, R2 pour les intimes, pourrait apporter son aide aux astronautes. Cet humanoïde fait preuve d’une grande agilité dans la réalisation de tâches délicates. Le 24/02/2011, il a accompagné l’équipage de Discovery en partance pour l'ISS © NASA
Et maintenant place aux scientifiques
Compte tenu à la fois de l’important investissement et du potentiel de recherche unique que représente l’ISS, les spécialistes ont soutenu l’idée de prolonger la vie de la station.
Ne l'utiliser à plein régime que pendant quatre ans après la fin de sa construction, c’eut été du gâchis…
Et puis quoi qu'on en dise, l'ISS restera le symbole d'une coopération unique entre les pays, une coopération pacifique aux enjeux technologiques immenses.
Et ça, ça n'a pas de prix... Alors ? À quand le prix Nobel de la paix pour l'ISS ?
En savoir plus :
- Voir le diaporama "L'ISS, un gigantesque Lego"
- L'assemblage de l'ISS sur le site de la NASA










