Agenda
11 février jusqu'en juillet 2013 mars.jpg

Explorez Mars !

L'exposition événement de la Cité de l'espace à Toulouse, réalisée en collaboration avec le CNES

11 mars au 19 avril 2013

Espace, c'est classe

Des ingénieurs du CNES se déplacent dans les Etablissements du primaire et du secondaire de l'académie de Toulouse pour parler d'espace et de leurs métiers.

Grosses ficelles et malentendus

Qu'il s'agisse de coups montés de toute pièce, de farces, ou de mauvaises interprétations, les rumeurs courraient déjà au temps de nos arrière-grands-parents.

Image mettant en scène les Sélénites, habitant supposés de Mars, parue dans le New York Sun du 28 août 1835. ©New York Sun

Le canular des Sélénites

En 1835, Sir John Herschel, un célèbre astronome britannique, effectue un long séjour en Afrique du Sud pour y observer le ciel. Loin des journaux et des postes de radio, il ne se doute pas qu'un journaliste américain du New York Sun va se servir de son nom et de sa notoriété pour monter un savoureux canular.

En août, le journal publie un article selon lequel Herschel, grâce à son télescope révolutionnaire, a découvert que la Lune était habitée. Y sont décrits de vastes forêts lunaires, des lacs, des bisons, mais aussi des licornes, des castors bipèdes et des êtres humanoïdes ailés !

L'article et ceux qui suivirent eurent un succès retentissant. Même après que la supercherie fut révélée, le journal n’a jamais publiquement admis s'être fait rouler dans la farine.



Un astrobiologiste de la NASA, Richard Hoover, prétend avoir découvert une vie microbienne sur la météorite d'Orgueil, tombée en 1864 dans le Tarn. Ici, grossissement puissant (x6000): s'agit-il de fossiles de bactéries ?©Journal of Cosmology / NASA

La farce d'Orgueil

En mai 1864, une météorite s'écrase dans un champ de la commune d'Orgueil, au sud de la France.

Près d'un siècle plus tard, le géochimiste américain Bart Nagy examine un des fragments de cette météorite et y trouve... ce qui ressemble à des traces de petits fossiles.

Ces résultats, qui laissent supposer l'existence d'une vie extraterrestre, ont fait l'effet d'une bombe.

Une autre équipe de chercheurs américains réexamine l'échantillon. Bien plus que des fossiles, elle y trouve carrément des fragments de graines !

Aussitôt mobilisée, la communauté scientifique finit par découvrir que ces éléments végétaux proviennent en fait du sud de la France.

Ils ont été collés par un mystificateur au siècle précédent, afin de soutenir une thèse selon laquelle la vie peut apparaître spontanément.



Orson Welles lors d’un enregistrement radiophonique de La guerre des mondes. ©Dontworry

La performance d’Orson Welles

Réalisateur, acteur, romancier, producteur et scénariste américain, Orson Welles est aussi un farceur... malgré lui.

Le 30 octobre 1938, il fait une lecture radiophonique inspirée du roman de science fiction La guerre des mondes de H.G. Wells. Il raconte l'invasion de la terre par les martiens comme un reporter vivant en direct les événements. À l’antenne, Orson Welles prévient qu'il s'agit d'une pièce radiophonique mais le ton est si juste qu'un vent de panique s'empare des auditeurs.

Pendant plusieurs heures, le standard de la radio et celui des commissariats de police croulent sous les appels affolés.

Grâce à ce canular involontaire, dont tous les médias parleront pendant une semaine, Orson Welles devient célèbre du jour au lendemain.



Cliché du Cratère Cydonia pris en juillet 1976 par la Sonde Viking 1. ©NASA

Regard biaisé sur Mars

Parmi les images recueillies par la sonde Viking 1, envoyée pour scruter le sol de Mars, un cliché attire l'attention. On peut y voir ce qui ressemble à un visage humain. Un simple jeu d'ombres explique la NASA.

Néanmoins, le cliché intrigue deux ingénieurs qui se mettent à traquer d'autres structures bâties par les petits hommes verts. Et ils pensent les avoir trouvées. En 1981, ils publient leurs travaux dans un livre rapidement popularisé par un magazine américain.

La rumeur est lancée. Il faudra attendre 1998 pour que les images de la sonde Mars Global Surveyor, d’une meilleure résolution, prouvent que le visage n'est en fait qu'une colline érodée. Interprétation a nouveau confirmé en 2002 et 2006 par les sondes Mars Odyssey et Mars Express.

Suite...



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