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ensma.jpg 10 Mai 2012

Des projets spatiaux pour l'ENSMA

Les étudiants de cette Ecole située près de Poitiers ont fait la démonstration de leur talents et ingéniosité en présentant au grand public leurs projets spatiaux. Leur fusée expérimentale sera lancée fin août à Biscarrosse, lors du C'Space 2012.

P33592_HD.jpg 02 Mai 2012

Embarquez vos expériences à bord de l'A300-0G

Les candidatures pour la campagne de vols paraboliques qui se déroulera à l'automne 2013 sont ouvertes. Les clubs et étudiants du supérieur désirant participer sont invités à télécharger le document de candidature et le renvoyer au CNES avant le 31 octobre 2012.

P32443_HD.jpg 27 Avril 2012

L'Inde se dote d'un satellite radar

Nouveau succès pour le spatial indien avec le lancement la nuit dernière depuis la base de Sriharikota de RISAT-1, le premier satellite d'observation radar conçu et fabriqué en Inde. Il servira notamment à l'agriculture et la gestion des catastrophes naturelles.
Agenda
11 février jusqu'en juillet 2013 mars.jpg

Explorez Mars !

L'exposition événement de la Cité de l'espace à Toulouse, réalisée en collaboration avec le CNES

5 mars au 6 avril 2012 Logo%20-%20L_espace%20c_est%20classe[1]a.jpg

L'espace, c'est classe !

Une centaine d'ingénieurs et techniciens du CNES se rendent dans les Etablissements scolaires de Midi-Pyrénées pour parler d'espace.

17 mars 2012 2èrce.jpg

2è Rencontre des Clubs Espace

Musée aéronautique et spatial de Safran

L'espace, observatoire des océans

Sans les satellites, on n'en saurait pas tant sur les océans. Capables de survoler l'immensité des mers en quelques jours et de refaire inlassablement le même trajet, ils ont révolutionné la connaissance de notre planète bleue. Mais qu'est-il possible de voir de là-haut ?

Depuis son orbite polaire à 800 km au-dessus de la surface de la Terre, MetOp fournit une mine d'informations précises et détaillées aux météorologues et scientifiques du monde entier. © ESA - AOES Medialab

Des bains chauds ou froids

La température de surface a été la première mesure des océans prise par des satellites.

Elle est aujourd'hui relevée de manière routinière. Il suffit de prendre des photos : clic, clac… sur le canal infrarouge !

Car, tout comme la végétation, les sols ou les corps, les océans émettent naturellement un rayonnement infrarouge qui dépend de leur température.

Pour "photographier" ce rayonnement, les satellites utilisent le même principe que les caméras à vision nocturne qui permettent de voir les objets les plus chauds dans le noir le plus complet.

Grâce à des mesures régulières, on peut suivre le réchauffement de la Méditerranée en été, les zones où l'eau froide remonte des profondeurs, et même le courant El Niño ...

Bosses et creux des océans

Vous imaginez que la surface des océans est plane, avec pour seule ondulation celle des vagues ?



Grâce aux satellites altimétriques, les scientifiques ont pu calculé que le niveau moyen des océans avait augmenté de 6 cm depuis 1992 ! © NASA/Goddard Space Flight Center Scientific Visualization Studio

Faux, la hauteur de la mer varie en fonction du relief sous-marin, des courants, de la température, des marées... Là où il y a une fosse sous-marine, la mer est plus basse.

Là où il y a un courant chaud, le niveau de la mer est plus haut.

En 2011, les satellites Jason-1 et Jason-2 (Nasa/Cnes) ainsi qu’Envisat (ESA) mesurent ce relief grâce à des radars embarqués, avec une précision centimétrique.

Ils envoient des ondes vers la mer, sur un disque d'environ 8 km de rayon, et les réceptionnent après réflexion sur la surface de l’eau.

Le temps mis par l'onde pour faire l'aller-retour permet de déduire la distance entre le satellite et la surface.

On a pu montrer que le niveau moyen des océans avait augmenté de 6 cm depuis 1992 : époustouflant lorsqu’on sait que Jason-1 et Jason-2 évoluent à 1300 km d'altitude !



Grâce à l’imagerie radar, SMOS mesure l’humidité des sols et la salinité des océans, deux paramètres climatologiques essentiels © IFREMER/CESBIO

Le sel des océans

Depuis sa mise en orbite en 2009, le satellite européen Smos relève un vrai défi : mesurer la concentration en sel à la surface des océans.

L’objectif est notamment de mieux comprendre la circulation des eaux de l'océan, qui dépend de la salinité.

Mais comment mesurer cette donnée depuis l'espace ? En enregistrant le rayonnement des ondes électromagnétiques émises naturellement par les océans car il varie avec la salinité.

De l'énergie émise par ces ondes, on peut donc déduire la quantité de sel.

Et cela marche ! Les scientifiques ont réussi à détecter des variations de concentration de l'ordre de 0,4 g/kg, dans des régions tropicales où la salinité varie de 32 à 37 g/kg.

Mais au voisinage des côtes peuplées, les premières images ont révélé une intense pollution électromagnétique qui a rendu les interprétations impossibles.

Cette pollution provient de radars militaires, de relais de communication et d’émetteurs télé, dont les nuisances peuvent s'étendre jusqu'en mer !



Données environnementales acquises par satellite. On observe ici un banc de micro-algues sur le bord du littoral © CNES

Couleur et phytoplancton

L’eau des océans est bleu, mais on y trouve aussi du vert : celui de plus de 20 000 espèces de micro-algues, bactéries et compagnies...

Les petits organismes qui composent le phytoplancton produisent la moitié de l'oxygène que nous respirons et séquestrent une partie du carbone que nous rejetons.

Ils sont en effet capables de fabriquer leur propre matière à partir de CO2, mais aussi de sels minéraux et de l’énergie du soleil.

Pour cela, leurs molécules de chlorophylle absorbent les rayons solaires correspondant aux couleurs bleu et rouge.

Sur les photos prises par les satellites, on peut mesurer les parts de rouge et de bleu qui ont disparues dans l’océan. Ces parts manquantes sont autant de phytoplancton présent !





Les glaces des océans

Mesurer l’épaisseur de la glace aux pôles Nord et Sud avec une précision de 2 à 5 cm : c’est le dernier exploit des satellites au service de l'océanographie. Une donnée essentielle pour comprendre l'impact du réchauffement climatique sur les calottes polaires et les banquises.

Le satellite européen CryoSat-2 est tout particulièrement destiné à calculer ces volumes d’eau glacée. Il a été lancé en avril 2010. En 2005, son prédécesseur, CryoSat-1, s'était désintégré lors de son lancement, à cause d’un dysfonctionnement de la fusée.

En savoir plus :

 

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